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cheminée

POELES, FEUX OUVERTS ET RECUPERATION DE CHALEUR
Longtemps avant d'être considéré comme le summum du confort et l'un des accessoires les plus créateurs d'ambiance, le feu ouvert a été, des siècles durant, le seul moyen connu par nos ancêtres pour se chauffer. Les temps ont heureusement changés et même si aujourd'hui les chaudières à gaz ou à mazout et le chauffage à l'électricité sont parfaitement au point et procurent une chaleur agréable, régulée et surtout économique, le feu ouvert a reconquis les livings modernes dont il est devenu l'élément clé de l'atmosphère des soirées d'hiver.
L'âtre : La vue dansante des flammes et le rougeoiement des braises ne doivent cependant pas faire perdre de vue qu'un feu ouvert, ne représente pas, et de loin, l'idéal en fait d'économie d'énergie. En effet, la combustion des bûches dans l'âtre ne peut se réaliser que grâce à l'air contenu dans la pièce où il se situe. Le tirage de la cheminée et, partant, l'absence de refoulement des fumées, exige également un apport supplémentaire d'air. Sans précaution particulière, un feu ouvert chauffe donc bel et bien par rayonnement (un peu) les personnes présentes dans la pièce, mais, dans le même temps, refroidit (beaucoup) l'ambiance par le renouvellement continuel de l'air nécessaire à son fonctionnement.

Des mesures effectuées dans une pièce normalement isolée et en l'absence d'un feu ouvert ont montré que l'air y est complètement renouvelé par circulation naturelle toutes les deux heures environ et que ce délai peut tomber à la moitié de cette valeur dans une pièce mal isolée. Si l'on met en route un feu ouvert normal dans un séjour de 100 m3 de volume, son fonctionnement provoquera un remplacement de tout l'air ambiant de trois à quatre fois par heure et même encore plus rapidement s'il brûle au-dessous d'une cheminée de très grandes dimensions. Inutile d'épiloguer sur le gaspillage d'énergie engendré par ce système de chauffe ! Comment, dans ces conditions, jouir de la vue des flammes et avoir chaud sans se ruiner ? Ce dilemme, remontant à l'aube de l'humanité, a connu de nombreuses ébauches de solutions au fil des siècles. L'idée la plus évidente consiste à enfermer les flammes dans un poêle disposé devant la cheminée et raccordé à cette dernière ou dans un insert incorporé dans le manteau de celle-ci. La consommation en air d'un tel poêle ou insert est ramenée à des valeurs cinq fois moindres que dans le cas d'un âtre, ce qui réduit d'autant les pertes par convection. Le rendement calori­fique global d'un tel appareil de combustion est donc net­tement meilleur que celui d'un feu ouvert et, pour autant que ce poêle soit pourvu d'une vitre frontale, l'ambiance n'est pas tout à fait gâchée. S'il possède en outre des portes pouvant être ouvertes pendant son fonctionnement, l'im­pression de disposer d'un âtre traditionnel devient plus tan­gible mais est sanctionnée par une déperdition calorifique accrue.Il n'empêche que, malgré un rendement augmenté, une grande partie de l'énergie de combustion s'échappe encore en pure perte par la cheminée. Voilà pourquoi les fabricants, suite aux différents chocs pétroliers et en vertu d'arguments écologiques évidents, ont cherché à commerciali­ser de nouveaux concepts alliant convivialité et rendement. C'est ainsi que beaucoup de ces appareils modernes sont pourvus d'un système de recirculation des gaz et de seconde combustion qui en augmentent le rendement calorifique. La plupart des inserts actuels disposent, en outre, de l'un ou l'autre récupérateur de chaleur, lequel permet à nouveau d'augmenter le rendement de la combustion du bois. Au sein d'un échangeur de chaleur de l'air insufflé par un ventilateur silencieux entre intimement au contact de la chaleur produite par les flammes du foyer. Il suffit ensuite de diriger cet air par un réseau de gaines ou de tuyaux vers la pièce dans laquelle se situe l'insert ou d'autres pièces de la maison afin de les réchauffer.

Un tel système, bien calculé et réalisé dans les règles de l'art, peut parfaitement servir de chauffage principal, plus particulièrement au cours de la demi-sai­son. D'autre dispositifs existent dans lesquels l'eau remplace l'air afin de récupérer de la chaleur. L'eau ainsi réchauffée est ensuite envoyée dans des radiateurs ou, mieux encore, injectée dans la circulation d'eau du système de chauffage central afin d'épauler ce dernier. Bien que très performante, cette dernière solution requiert cependant l'intervention d'un chauffagiste expérimenté en raison de la complexité de la régulation requise.

 
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